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Intermittents & Festival in Cannes 06a 

Kurz vor Beginn des Festivals in Cannes spitzt sich der Konflikt wieder zu. Wir veröffentlichen hier eine Auswahl der letzten Nachrichten aus dem internen Netz der cip-idf. Aus Zeitgründen können wir leider keine Übersetzung anbieten. Am Ende des Artikel finden Sie jeweils einen Link, der eine schlichte Übersetzung durch das Sprachtool von Google anbietet.

6) Jean-Marc Adolphe chatte - le monde
cip-idf - 7.5.2004 

 

6) la transcription du "chat"
le monde cet ap.midi...

Intermittents : les festivals seront-ils à nouveau annulés ?
LEMONDE.FR | 06.05.04 | 17h34

L'intégralité du débat avec Jean-Marc Adolphe, rédacteur en chef de la revue
"Mouvement" et auteur de "Crise de la représentation (fable de
politique-fiction)", aux éditions L'Entretemps.

LES FESTIVALS SERONT-ILS ANNULÉS ?

Seb1508 : Doit-on se préparer cet été à une vague d'annulations de
représentations aussi importante que celle de l'été dernier ?
Jean-Marc Adolphe : Personne n'est devin. Il est trop tôt pour dire si les
festivals seront annulés. Ce qui est certain, c'est qu'en tout cas ils
seront fortement chahutés.

MrBongare : En quoi le changement de ministre de la culture remet-il en
cause l'accord sur les intermittents et pourquoi, dans la même logique que
l'an dernier, les festivals ne seraient-ils pas annulés ?
Jean-Marc Adolphe : Le changement de ministre n'implique aucun changement de
politique de la part du gouvernement Raffarin à l'égard des intermittents,
et surtout n'implique aucun changement d'attitude du gouvernement vis-à-vis
du chantage qu'exerce sur ce dossier le Medef depuis plus d'un an.

Seb1508 : Comment abordez-vous la question des conséquences économiques des
annulations des festivals ?
Jean-Marc Adolphe : Il semble, dans le cas d'Avignon, que les retombées
économiques négatives sur 2003 n'aient pas été aussi conséquentes que ce qui
avait été dit dans un premier temps. Mais ce qui m'importe en premier lieu,
ce sont les retombées sociales qu'aurait pour les intermittents et pour les
équipes artistiques l'annulation des festivals.

Seb1508 : Mais quel chantage le Medef exerce-t-il ?
Jean-Marc Adolphe : Dès le départ de ce dossier, le Medef a trompé l'opinion
publique, la représentation parlementaire et le ministre de la culture en
menaçant d'annuler purement et simplement les annexes 8 et 10 de l'Unedic.
Or il n'en avait pas le pouvoir, ces annexes ont été validées par un vote de
l'Assemblée nationale en décembre 1969. Le Medef a trompé de la même manière
l'opinion publique en annonçant un déficit des annexes 8 et 10 qui est un
faux en écriture. Depuis lors, le Medef tient le même discours, refusant de
réouvrir les négociations pour aboutir à une réforme équitable. Il exerce
donc un véritable chantage sur le gouvernement.

Minato : Comment percevez-vous l'annonce du "plan Donnedieu de Vabres" ?
Jean-Marc Adolphe : C'est une fumisterie. Je pense que ce n'est pas du tout
ce que Renaud Donnedieu de Vabres souhaitait lui-même annoncer et ce qu'il
avait eu l'imprudence de dire aux coordinations d'intermittents. Ainsi, pour
le dispositif d'aide à l'emploi culturel, il préconisait 200 millions
d'euros. Nicolas Sarkozy n'a accordé que 20 millions d'euros. Le ministre de
la culture souhaitait un gel du protocole, le Medef l'a refusé et a imposé
son diktat à l'Elysée et à Matignon.

Seb1508 : Les intermittents sont-ils prêts à faire des concessions, et si
oui lesquelles ?
Jean-Marc Adolphe : Bien sûr. Ils ont ainsi proposé, dans le contre-modèle
qu'ils ont élaboré, que soient plafonnées les indemnités de chômage versées
aux intermittents, cela afin d'assainir les comptes.

Gil75 : Vous parlez de réforme équitable. Quelle serait-elle ?
Jean-Marc Adolphe : Une réforme qui préserverait les droits des travailleurs
intermittents, dont l'emploi est forcément discontinu, qui n'empêcherait pas
l'accès à ce régime pour les jeunes artistes et techniciens, et qui
s'attaquerait effectivement à ce qui est qualifié à tort d'abus, et que je
qualifie pour ma part d'infractions au code du travail. Certaines sociétés
de production audiovisuelle, privées et publiques, sont de ce point de vue
dans la plus totale illégalité.

LES PROPOSITIONS DES INTERMITTENTS
Cris : Quelles sont les propositions concrètes faites par les intermittents
au gouvernement Raffarin ?
Jean-Marc Adolphe : Je n'ai pas le temps ici d'expliquer dans le détail les
contre-propositions formulées par les intermittents eux-mêmes, propositions
auxquelles s'est ralliée la commission de suivi parlementaire qui compte en
son sein des élus de toutes obédiences politiques. Pour plus de détails, je
renvoie au site Internet de la Coordination des intermittents et précaires
d'Ile-de-France, sur lequel cette contre-proposition est publique, dans une
totale transparence.

Septik : L'annulation probable de la convention Unedic par le Conseil d'Etat
entraînera-t-elle également celle des annexes 8 et 10 concernant les
intermittents (ces annexes définissent les professions bénéficiaires du
régime, NDLR) ?
Jean-Marc Adolphe : Pas nécessairement, puisque les annexes 8 et 10 ont été
traitées séparément. En revanche, on pourrait se demander si ce n'est pas
l'intérêt du Medef et d'une partie de la droite ultralibérale que de faire
tout simplement exploser l'Unedic. Comme le disait récemment le ministre
Renaud Dutreil dans une tribune au Monde : "Il faut sortir de
l'Etat-providence et lui substituer un Etat-prévoyance." C'est-à-dire
confier le traitement du chômage à des organismes privés et décentraliser la
traite des chômeurs aux collectivités territoriales : c'est l'esprit même du
revenu minimum d'activité.

Ridon : "Je suis "de gauche", progressiste, mais "hérissé" par tous ces
gens, dont une bonne part de "tricheurs" - employeurs comme salariés -, qui
pensent que l'Art, la Culture, le Théâtre, sont menacés de mort par leur
sortie individuelle de ce qu'ils appellent eux-mêmes "le système".
Shakespeare, Verlaine et autres "intermittents" (pensons à Rimbaud, par
exemple), ont-ils jamais revendiqué des fonds publics ? Autrement dit, la
notion même de "mécénat" public a-t-elle un sens ?
Jean-Marc Adolphe : Je crois sincèrement que, bien qu'étant de gauche et
progressiste, vous êtes mal informé. Je connais énormément de compagnies de
théâtre, de danse, de musique qui ne vivent pas dans les conditions que vous
semblez imaginer, qui reçoivent des subventions microscopiques - quand elles
en reçoivent - et c'est précisément ce vivier d'une création indépendante
multiforme, mal payée, mal considérée, qui est très sérieusement mis à mal
par la réforme du régime de l'intermittence telle qu'elle est intervenue.

Seb1508 : Les efforts que la collectivité va devoir réaliser afin de réduire
le déficit du régime général de l'assurance-chômage concerneront-ils aussi
les intermittents ?
Jean-Marc Adolphe : Les intermittents participent déjà largement à cet
effort dont vous parlez. Mais de quel déficit parlez-vous ? En 2001 et 2002,
les caisses de l'Unedic étaient largement excédentaires. Pourquoi sont-elles
devenues à ce point déficitaires en 2003 ? Raréfaction de l'emploi
permanent, délocalisation des emplois dans des pays à faible coût de
main-d'œuvre, et en France même, réduction considérable des cotisations
patronales. L'effort qui est demandé à la collectivité vise donc à permettre
à certaines entreprises de consolider des profits exorbitants. De la même
manière, dans le dossier de la "Sécu", le ministre cherche à culpabiliser
les usagers en dénonçant les abus à la carte Vitale. A aucun moment il ne
parle des abus effrayants commis par l'industrie pharmaceutique.

QUI DOIT BÉNÉFICIER DU RÉGIME DES INTERMITTENTS ?
Guillaume : Les vrais tricheurs sont donc uniquement les "stars" qui
profitent de la manne et de la publicité des médias, à la solde des grands
groupes financiers. Voilà pourquoi vous souhaitez un plafonnement des
allocations versées ?
Jean-Marc Adolphe : Entre autres. Si les moyens de la triche sont sévèrement
contrôlés, il n'y aura plus de tricheur. Mais les vrais tricheurs sont les
sociétés de production audiovisuelle qui font travailler des artistes et des
techniciens sans les déclarer intégralement. Hier, lors de la conférence de
presse de M. Donnedieu de Vabres, j'ai demandé au ministre si une inspection
du travail avait été ou allait être diligentée auprès de la société Expand
Images de M. Dominique Ambiel, ex-conseiller en communication de M.
Raffarin. Naturellement, je n'ai pas eu de réponse, un huissier est même
venu me reprendre aussitôt le micro.

Mathilde : Un cuisinier de plateau doit-il bénéficier du régime des
intermittents du spectacle ?
Jean-Marc Adolphe : Pourquoi pas ? Je considère depuis longtemps que
l'intermittence n'est plus une exception culturelle. Le travail discontinu
est devenu aujourd'hui une norme quasi généralisée dans nombre d'activités.
Je signale au passage que dans un rapport pour le Commissariat général du
Plan, en 1995, Jean Boissonnat notait déjà cet état de fait et proposait de
créer, en sus du contrat de travail tel qu'on le connaît aujourd'hui, un
"contrat d'activité" dont la mise en place pourrait répondre à de très
nombreuses situations. Je suis très étonné que ce rapport officiel, commandé
par l'Etat, n'ait été suivi d'aucun effet.

Azerez : Pensez-vous qu'il faut effectivement redéfinir qui peut avoir le
statut d'intermittent ?
Jean-Marc Adolphe : Pour faire suite à ma réponse précédente, je pense
qu'une véritable avancée sociale serait aujourd'hui de définir un statut de
l'intermittence (qui n'existe pas à ce jour, même pour les professions du
spectacle et de l'audiovisuel), avec de véritables garanties sociales. Ce
statut de l'intermittence pourrait ensuite être décliné de différentes
façons suivant les branches d'activité professionnelles. J'ai oublié de
signaler que le rapport rédigé par Jean Boissonnat, intitulé "Le travail
dans vingt ans", est paru aux éditions Odile Jacob. Sa lecture aujourd'hui
encore me paraît hautement recommandable.

Forsetzung unter Intermittents & Festival in Cannes 06b

google Übersetzung  

Posted: Fr - Mai 7, 2004 at 06:58 nachm.  
   
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