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Intermittents & Festival in Cannes 03Kurz vor Beginn des Festivals in Cannes spitzt sich der Konflikt wieder
zu. Wir veröffentlichen hier eine Auswahl der letzten Nachrichten aus dem
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3 ) Colère des intermittents - LE MONDE cip-idf - 7.5.2004
3 ) Colère des intermittents après les propositions du
ministre.
LE MONDE | 06.05.04 | 14h04 Eté 2004 , remake de 2003 ? A quelques jours du Festival de Cannes, qui a lieu du 12 au 23 mai, le climat est - très - tendu. En présentant, mercredi 5 mai, ses propositions pour l'emploi dans le spectacle vivant, le cinéma et l'audiovisuel, (Le Monde du 6 mai), le ministre de la culture et de la communication n'a pas apaisé le conflit des intermittents, qui dure depuis près d'un an. Renaud Donnedieu de Vabres a annoncé, notamment, la création d'un fonds provisoire, financé par l'Etat à hauteur de 30 millions d'euros, qui permettra de gérer les situations les plus préoccupantes : les intermittents qui sont exclus du nouveau régime d'assurance-chômage, qui prévoit que les 507 heures devront être réalisées en onze mois en 2004 (puis en dix mois ou dix mois et demi selon les professions en 2005), pourront ouvrir des droits, en fonction de critères de ressources, selon l'ancien dispositif (507 heures en douze mois). Michel Lagrave, ancien directeur de la Sécurité sociale, pilotera ce fonds et tiendra le rôle de l'"expert indépendant" chargé de réfléchir, avec les partenaires sociaux, à un nouveau système d'assurance-chômage - les accords Unedic devant être renégociés d'ici à fin 2005. "Avec ce fonds, on va créer un statut de sous-intermittent, une sorte d'ASS [allocation spécifique de solidarité]", a déclaré le sénateur communiste et ancien ministre Jack Ralite, qui s'était invité à la conférence de presse, Rue de Valois. Le ministre de la culture fait le pari que ses propositions vont enclencher une dynamique avec les syndicats et les organisations patronales. "Denis Gauthier-Sauvagnac [président de l'Unedic et responsable du Medef] a déjà dit ce matin qu'il ne se remettrait pas à la table des négociations", a précisé M. Ralite. Les opposants à la réforme n'ont pas obtenu ce qu'ils souhaitaient : la remise en cause du protocole signé en juin 2003 par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, le Medef, la CGPME, l'UPA. Jeudi 6 mai, une conférence de presse devait être organisée, à l'Assemblée nationale, par le "comité de suivi" qui regroupe, entre autres, la Coordination nationale des intermittents, la CGT, SUD, le Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles), la SRF (Société des réalisateurs de films), l'Ufisc (arts de la rue) et des parlementaires de tous bords. Dans un communiqué, mercredi, le "comité de suivi" faisait part de sa colère : "Alors que les chercheurs ont obtenu leurs postes et les chômeurs recalculés leurs droits... les artistes, techniciens et réalisateurs restent floués, et les parlementaires non écoutés. (...) Faute de propositions sérieuses, les festivals et manifestations artistiques de la saison 2004 restent menacés. A commencer par le FEstival de Cannes." "DES DÉGATS" IMMÉDIATS Le "comité de suivi" reproche aussi au ministre de n'avoir pas tranché le cas des femmes enceintes et des personnes en congé de maternité, très pénalisés par la réforme, mais de s'en remettre aux partenaires sociaux. Son prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, avait agi de la sorte, sans succès. La CGT a qualifié l'annonce du ministre de "provocation": "Il ne faudra pas s'étonner s'il y a des dégâts dans les festivals dès la semaine prochaine", a déclaré le secrétaire général adjoint de la fédération CGT du spectacle, Jean-François Pujol. "Rien n'est réglé", a estimé Force ouvrière. La CFTC, signataire de la réforme, souligne que le projet du ministre "bute sur le manque de moyens" et contient "des lacunes et des imprécisions", en s'interrogeant sur les critères de ressources pour avoir accès au fond. A droite, le malaise est perceptible. Si l'UMP salue "la main tendue" du ministre, les parlementaires impliqués dans le dossier sont déçus. Le député (UMP) et président de la mission parlementaire sur les métiers artistiques, Dominique Paillé, a toutefois préféré pointer "les côtés positifs" : "implicitement, le gouvernement reconnaît que l'accord n'est pas socialement juste". A l'UDF, le ton est plus direct : le député Pierre-Christophe Baguet et la productrice Frédérique Dumas "regrettent l'absence de certaines mesures immédiates et concrètes", tout en approuvant la nomination d'un "expert indépendant". Le plan du ministre a quand même fait des heureux. La société civile des auteurs, réalisateurs, producteurs (ARP) a pris "bonne note" de la volonté du ministre de "sortir par le haut" de la crise, tout en soulignant que "la restauration d'un climat de confiance passe par des actes très concrets". "Nous sommes prêts à participer aux travaux du ministre", a indiqué le délégué général de l'Union syndicale des producteurs audiovisuels (USPA), Jacques Peskine, qui s'est réjoui des mesures pour "relancer l'emploi et relocaliser les tournages en France", par le biais d'un crédit d'impôt (Le Monde du 5 mai). La CFDT est apparue gagnante, en soulignant que le fonds provisoire était "un premier pas vers la mise en place d'une véritable caisse complémentaire"... une idée de son secrétaire général, François Chérèque, fermement rejetée par la CGT et la Coordination. Ce qui ne devrait pas manquer d'attiser un peu plus le feu. Clarisse Fabre • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 07.05.04 Posted: Fr - Mai 7, 2004 at 06:26 nachm. > |
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